Ferrari triomphe au terme des 24 Heures du Mans dans un final haletant

Les 24 Heures du Mans, épreuve mythique du sport automobile, ont une nouvelle fois tenu toutes leurs promesses. Dans des conditions météorologiques extrêmes, Ferrari, associé à son partenaire AF Corse, a réussi l’exploit de remporter une deuxième victoire consécutive. Un succès arraché dans les derniers instants de la course après un duel épique face à Toyota.

Une course marquée par les caprices de la météo

Dès le départ, les conditions météorologiques ont rendu la vie difficile aux équipages. Le froid et les averses intermittentes ont transformé la course en une véritable guerre d’usure. Les choix de pneumatiques se sont avérés cruciaux dans ces conditions particulièrement piégeuses.

Plusieurs concurrents de renom ont été victimes de ces conditions difficiles, à l’image des deux Alpine en Hypercar et de la Team WRT LMGT3 #46, qui comptait dans ses rangs la légende du moto Valentino Rossi.

Une neutralisation historique

Même lorsque la pluie a cessé, le répit a été de courte durée. La trajectoire s’asséchait rapidement, créant un obstacle supplémentaire pour les voitures plus lentes, contraintes de s’écarter pour laisser passer les concurrents plus rapides.

Mais au petit matin, les conditions de piste et la visibilité drastiquement réduite ont nécessité une intervention de la voiture de sécurité pendant quatre heures et demie, soit la plus longue période de neutralisation de l’histoire de l’épreuve.

La Toyota #8 en tête au petit matin

À l’aube, la Toyota #8 a pris les commandes de la course lorsque le drapeau vert a été déployé et que la course a repris après 8h30.

Avec des stratégies très variées tout au long de l’épreuve, le véritable classement est resté incertain jusqu’à la toute dernière salve d’arrêts aux stands.

Le drame pour Toyota, l’espoir pour Ferrari

Sur la piste, le drame s’est intensifié lorsque la Toyota #8, sérieuse prétendante à la victoire, a été percutée par la Ferrari #51, la voiture victorieuse de l’année dernière.

Cet accrochage a anéanti les espoirs de la voiture #8, tandis que la Ferrari a écopé d’une pénalité de cinq secondes, mettant virtuellement fin à ses chances de victoire.

Un final haletant

Devant, les choses se sont également compliquées pour les leaders. Nicklas Nielsen a réalisé un brillant dernier triple relais, mais la panique s’est emparée de l’équipe dans l’avant-dernière heure lorsque le Danois a été contraint d’effectuer un arrêt au stand anticipé pour réparer le loquet récalcitrant de la porte de la Ferrari #50.

Jose Maria Lopez a tout donné à bord de la Toyota #7 pour rattraper Nielsen, mais l’Argentin, piégé par les conditions toujours délicates, a subi un bref tête-à-queue dans la courbe Dunlop, mettant la Ferrari de tête hors de portée.

Mais en raison de son arrêt anticipé, Nielsen était en limite de carburant. Cependant, la Ferrari 499P #50 a réussi à franchir la ligne d’arrivée saine et sauve, avec une marge de 14 secondes sur la Toyota de Lopez.