Analyse des performances des écuries lors des essais libres au Grand Prix d’Espagne

Le circuit de Barcelone a offert un spectacle fascinant lors des essais libres, avec des conditions extrêmes qui ont mis en lumière des tendances intéressantes et inattendues. Contrairement aux attentes, la domination de Red Bull ne s’est pas concrétisée, l’écurie autrichienne faisant face aux mêmes difficultés d’équilibre que lors des dernières courses. Ferrari, McLaren et même Mercedes semblent en mesure de rivaliser avec les leaders du championnat.

Des conditions extrêmes qui rebattent les cartes

Une piste surchauffée qui met les pneus à rude épreuve

Avec une température de piste oscillant entre 46°C et 47°C, les longs virages rapides du circuit de Barcelone ont été particulièrement éprouvants pour les pneus, en particulier l’avant gauche. Pirelli a d’ailleurs imposé une pression minimale très élevée de 25 psi pour les pneus avant, rendant la gestion des gommes encore plus délicate.

Un sous-virage généralisé qui perturbe les équipes

Toutes les voitures, à des degrés divers, ont souffert de sous-virage lors de ces essais libres. Ce phénomène semble lié à la capacité des écuries à faire rouler leurs monoplaces de plus en plus bas, exploitant ainsi l’augmentation spectaculaire de l’appui aérodynamique généré par le fond plat. Cependant, cette quête de performance se fait au détriment de l’équilibre général de la voiture.

Les écuries face à un défi technique

Red Bull : une domination remise en question

Loin de pouvoir exploiter pleinement son potentiel, la RB20 a rencontré les mêmes difficultés d’équilibre que lors des dernières courses. Max Verstappen, malgré sa vitesse impressionnante dans le virage Campsa (virage 9), a passé une grande partie de la séance à se plaindre du sous-virage, en particulier dans les virages 3 et 4. Son coéquipier, Sergio Perez, a quant à lui perdu le fil des nombreux changements apportés à sa voiture.

Ferrari et McLaren : un équilibre prometteur

Les Ferrari et les McLaren ont semblé un peu plus à l’aise et constantes que la Red Bull. Lors d’un long relais en pneus tendres, Carlos Sainz (Ferrari) et Lando Norris (McLaren) ont affiché des performances très proches, avec un léger avantage initial pour la Ferrari, rapidement comblé par la McLaren après sept tours. Ces deux écuries semblent avoir trouvé un équilibre intéressant entre performance pure et gestion des pneus.

Mercedes : un retour en forme confirmé ?

Malgré une petite frayeur pour George Russell, victime d’un important survirage, les Mercedes ont confirmé leur regain de forme entrevu à Montréal. Lewis Hamilton a signé le meilleur temps de la séance, profitant certes d’une amélioration des conditions de piste, mais démontrant que la W15 est à nouveau compétitive. Sur les longs relais, la Mercedes n’était pas la plus rapide, mais elle restait dans le coup face à ses concurrentes.

Ces essais libres à Barcelone ont réservé de nombreuses surprises et ont mis en lumière les défis auxquels sont confrontées les écuries dans leur quête de performance. L’équilibre aérodynamique et l’appui maximal semblent difficilement compatibles, obligeant les équipes à trouver le meilleur compromis possible. Red Bull, malgré une évolution théoriquement prometteuse, a semblé en difficulté, tandis que Ferrari, McLaren et Mercedes ont tiré leur épingle du jeu. Avec des conditions moins extrêmes attendues pour le reste du week-end, il sera intéressant de voir comment les écuries s’adapteront et qui parviendra à tirer le meilleur parti de sa monoplace. Une chose est sûre : le Grand Prix d’Espagne s’annonce passionnant !

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